Génération Y – Sus aux préjugés !

YGénération Y : Vous en pensez quoi ? Morceaux choisis
« Ils ne pensent qu’à eux »
« Ils ne s’investissent pas »
« Ils remettent en cause mes ordres »
« Ils vont changer de boîte dans 2 ans »
« Ils sont impatients, hyper-connectés, ils mettent à mal nos process »
« Ils sont difficiles à gérer »
« Ils pensent essentiellement à leur confort »

Avouons-le, la Génération Y fait peur. Ou plutôt, on essaye de nous, de vous faire peur avec ce qu’on appelle la Génération Y.


Derrière cette génération, les individus nés entre 1978 et 1994. Vous-même, vos enfants, vos cousins/cousines, neveux/nièces …. et collègues.

Connus pour être indépendants, revendicateurs, égoïstes, zappeurs, légers, intéressés par leur bien-être personnel, peu intéressés par le collectif… il y a de quoi dresser un tableau plutôt noir.

Voici le portrait d’un aide-comptable stagiaire qui, à lui seul, représente l’ensemble des arguments contre cette génération

Voici, par ailleurs, la vidéo qu’a faite l’agence de com Adesias sur les jeunes issus de la Génération Y.

Elle reprend somme toute nombre des préjugés précités mais on sent derrière ce message une note positive : s’ils recherchent le «pourquoi » et sont hyper connectés, ces jeunes sont aussi créatifs et capables de grandes choses pour peu qu’ils croient en ce qu’ils font.

http://youtu.be/-GtFF6UXmW8

Et si on voyait les choses sous un autre angle ?

Si ces collaborateurs étaient en fait une chance pour l’entreprise de s’ébrouer un peu et de faire le tri dans ses pratiques, ses process, ses façons d’être ?

Un manager qui ne repose son autorité que sur sa supériorité hiérarchique ne pose-t-il pas question ? Que les Y soient sensibles à la compétence, l’expérience, l’exemple, le partage est probablement l’occasion rêvée pour réfléchir à ce qu’est le management et qui sont les managers. Privilégier le coopératif, l’explication, la quête de sens et la communication ne répond pas qu’à la demande de jeunes de 20 à 35 ans. Un  cadre de 50 ans peut soudain avoir envie de prendre du temps pour lui, de savoir pourquoi il travaille, de remuer un peu dans les brancards pour s’assurer de la prise en compte de sa valeur et de ses ambitions.

La génération Y n’est pas le terme exact. Il n’y a pas d’âge particulier pour vouloir un équilibre vie privée – vie professionnelle plus grand, pas d’âge pour vouloir penser à soi avant que de se perdre corps et âme dans son entreprise.

Pas d’âge pour avoir envie de trouver l’entreprise qui correspond à ses valeurs, qui répond à ses besoins et qui prend en compte la singularité de ses collaborateurs. La culture Y c’est tout ça.
Alors oui, les Yers existent. Bien sûr ! Hyper-connectés ils le sont. Votre entreprise doit prendre en compte cette donnée nouvelle : ceux qu’ils essayent de recruter ont des cartes en main qui n’existaient pas encore il y a quelques années : ils connaissent l’entreprise avant de la rencontrer, font attention à la « marque » et réfléchissent à l’intérêt « personnel » qu’ils ont à la rejoindre.

Mais s’ils vous rejoignent, ils mettront à profit leur réseau, leurs compétences et leur dynamisme. S’ils vous choisissent c’est en toute connaissance de cause et si vous les challengez, ils répondront présents.

De même pour l’ensemble de vos collaborateurs. Donnez du sens, répondez aux questions, fondez votre autorité sur vos compétences et votre charisme et la culture Y qui se répand dans votre entreprise saura reconnaître votre implication et s’engagera à vos côtés !

Pour en parler, plus avant, venez participer à notre rencontre sur la Génération Y le 28/01 prochain. Ensemble, demandons-nous « Pourquoi sont-ils si méchants ? »

Un autre article, si le sujet vous intéresse : Génération Y, vrai sujet ou tarte à la crème ?