L’innovation RH sous toutes ses formes – Interview Flash de Jeremy Lamri, fondateur du Lab RH

Jeremy LAMRI

Fondateur de Monkey tie, Jérémy LAMRI est également à l’origine du Lab RH qui regroupe aujourd’hui plus de 400 membres.
Son implication pour la jeunesse et l’emploi auprès de l’ONU et plusieurs organisations internationales l’amènent à intervenir régulièrement sur les sujets de la transformation auprès d’entreprises ou d’étudiants, et motivent son doctorat en cours sur l’évaluation du potentiel humain

En attendant de le retrouver à l’occasion de la conférence « Réenchanter la fonction RH », le 27 avril prochain, il nous livre sa vision.

La question « 140 signes » – Quelle est votre mission sur terre ? Vous avez 140 caractères !

Ma mission est de favoriser et préserver une humanité responsable et épanouie, en utilisant la technologie comme un moyen et non une fin.

La question « pitch » – Pourriez-vous nous faire le pitch du LAB RH en une phrase ?

Le Lab RH est l’écosystème collaboratif de l’innovation RH, ayant pour ambition de permettre aux individus de réaliser leur plein potentiel humain par la transformation durable des organisations et par une société où le bien commun et le bien individuels sont indissociables.

La question « concrète » – L’innovation dans les RH / le mode start-up, ça peut faire peur aux grands groupes ! Quels impacts positifs avez-vous pu constater ?

D’après mon expérience, il y a vraiment de très nombreux impacts positifs quand les startups co-construisent avec les grands groupes. On peut bien sûr penser aux gains de productivité, à la formation des collaborateurs aux enjeux futurs des entreprises, ou encore à leur agilisation. Mais selon moi, cette collaboration engendre deux choses vraiment fondamentales : d’abord, l’élaboration d’une pensée disruptive qui facilite la créativité et donc le développement des compétences complexes, qui sont un réel enjeu pour les années à venir. Ensuite, cela permet aussi une remise en cause de postulats, idées préconçues et process au profit de nouveaux modes de travail plus agiles et plus adaptés à un nouveau contexte.

Quoiqu’il en soit, à mon avis, il ne faut pas seulement parler « d’impacts positifs » mais plutôt d’une question de survie et de repositionnement du rôle des RH et de facto de la place de l’homme dans l’entreprise.

La question « pitch » – La fonction de DRH telle que nous la connaissons aujourd’hui est-elle appelée à disparaitre ?

Tout d’abord, il faut garder à l’idée que les tâches routinières seront de plus en plus facilement automatisées dans les années à venir. Aussi, les entreprises qui adopteront la tactique de l’autruche ou qui n’arriveront pas à prendre cet élément en compte mourront, plus ou moins rapidement, par manque de compétitivité. Pour les entreprises, un nouvel enjeu est sur le point d’être au cœur du recrutement : celui de savoir dans quel cas on décide de recruter un humain ou dans quel cas on le remplace par une machine.

Dans ce cas précis, si par « telle que nous la connaissons aujourd’hui », on fait référence aux tâches de gestion et purement administratives, alors il semble qu’effectivement, la fonction RH soit sur le point de se transformer radicalement. Outre le fait que les RH sont amenées elles-mêmes à automatiser nombre de leurs missions, il convient aussi d’envisager que le « tout automatisé » induit que les humains qui occuperont un emploi dans l’entreprise devront effectuer des tâches complexes, autrement dit des tâches que les machines ne peuvent pas effectuer. Ceci engendre donc une complexification des RH qui deviennent vraisemblablement beaucoup plus stratégiques. Comme le rappelle Victor Duruy, il s’agit vraiment de « mettre l’homme en valeur, c’est un capital et le plus précieux de tous ». Pour cela, de nouvelles méthodes commencent à se développer à l’instar du workforce planning, déjà largement mis en place outre atlantique.
Pour résumer, la fonction RH ne disparaitra pas, et deviendra même stratégique. En revanche, ce n’est pas certain que ce soit avec les memes profils RH !

La question « inspirante » – Si vous deviez citer une source d’inspiration dans votre métier, quelle serait-elle ?

Ma principale source d’inspiration tient dans un livre pour enfants : Le Petit Prince. Tout y est selon moi, sur l’humain et son rôle dans la société, sur la juste attitude, le lien entre la logique et l’émotion qui forment ensemble le bon sens. Et surtout, la bienveillance. Une autre source fondamentale qui détermine mon comportement au quotidien, c’est le rugy. Au cours de ma carrière, j’ai été amené à pratiquer le rugby à haut niveau. J’ai toujours valorisé ce sport comme une de mes inspirations et il a influencé a de nombreuses reprises ma vie professionnelle : par exemple, être capable de s’affronter bestialement pendant un match et d’aller boire une bière après coup, c’est ce que j’appelle aujourd’hui la « coopétition » et on la retrouve au sein du Lab RH.

Pour en savoir plus sur la digitalisation de la marque employeur, retrouvez-nous le 27 avril lors de la conférence « Réenchanter la fonction RH »

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