Interview Flash de Sophie ROSIER, Responsable de la Digital Academy chez AXA

sophie rosier

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Sophie Rosier dirige la « Digital Academy », lancée par AXA il y a deux ans. En attendant de la retrouver à l’occasion de la conférence EFE dédiée au « Digital Learning Manager » le 29 novembre prochain, elle nous livre sa vision.

La question « pitch » – Quelle est votre mission sur terre ? Vous avez 140 caractères !
« Partager la conviction que toute personne peut se développer et s’adapter à tout changement au travers d’un apprentissage adapté ».

La question « RH » – Quelles sont, selon vous, les principales qualités que doit posséder un Digital Learning Manager ?
De l’empathie, un sens tactique, une culture digitale très forte et une solide expérience en gestion de projets complexes.

La question « qui fâche » – La fonction de responsable formation telle que nous la connaissons aujourd’hui est-elle appelée à disparaître ?
Elle évoluera forcément, en allant de plus en plus vers l’individualisation de la formation à travers une cartographie plus poussée des compétences et un accompagnement tout au long de l’année, mais aussi tout au long de la vie ! Le responsable formation portera une vision plus prospective, plus accompagnante du changement et idéalement nourrira l’entreprise apprenante. Il devra également intégrer de nouveaux outils pour porter cette ambition, l’impact de la data dans son activité va notamment être crucial.

La question « concrète » – Comment s’appuyer sur la réalité virtuelle pour créer des parcours pédagogiques ?
Nous commençons à nous intéresser à la réalité virtuelle (RV) car cette technologie, de plus en plus abordable, a des qualités non négligeables pour l’apprentissage : l’immersion, la stimulation des sens, le réalisme, l’émotion, la possibilité de se sentir acteur d’une situation mais aussi d’obtenir des données comportementales.
Nous testons pour l’instant la RV comme un outil de storytelling et d’engagement dans le cadre d’un programme de Leadership, mais nous pensons à d’autres usages comme des mises en situation, des simulations, de la prévention, des tests de sécurité, voire des visites terrain souvent très utiles mais gourmandes en logistiques.

La question « naïve » – Le Digital Learning est-il une affaire de génération ?
Définitivement non ! Voyez le panel extrêmement large de joueurs à Candy Crush et d’utilisateurs de Pinterest. Il s’agit avant toute chose de comprendre les usages des uns et des autres et de leur proposer une expérience correspondant à leurs attentes et leurs usages.

La question « consultant » – Quels sont les obstacles à surmonter pour réussir l’introduction du digital dans la démarche globale de formation ?
Il s’agit de dépasser à la fois les carcans d’une formation « obligation légale » qui calculait des jours formation à une formation qui s’inscrit dans le quotidien de nos collaborateurs et dont ils sont les acteurs et décideurs. La notion d’expérience apprenante est difficile à porter dans des organisations où la formation a longtemps été descendante.
Les problématiques IT sont aussi un obstacle à surmonter pour que nous puissions proposer l’expérience apprenant la plus intuitive possible.
Par ailleurs il nous faut être assez clair sur la promesse du digital dans le processus d’apprentissage.

La question « inspirante» – Si vous deviez citer une source d’inspiration dans votre métier, quelle serait-elle ?
Le jeu vidéo. Quel que soit le public auquel il s’adresse, les mécaniques de prise en main, d’apprentissage sont adaptées, calibrées et de plus en plus scénarisées. Le jeu vidéo est en soit une expérience d’apprentissage « tout au long de la vie ».

 

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